Block 46 – Johana Gustawsson

J’ai hésité pendant un moment avant de rédiger cet article. Non pas parce que le livre n’est pas au niveau de mes attentes – c’est même tout le contraire -, mais parce qu’il m’est difficile d’avoir un avis critique sur des faits historiques qui me passionnent. Voir pire, qui m’inspirent (NDLA : je ne sais pas comment cette phrase sera perçue, mais tant pis, je la laisse quand même, vous verrez plus loin).

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La Seconde Guerre Mondiale et les camps de concentration, sujet maintes fois exploité par les romanciers. Se démarquer devient donc une tâche ardue. Et je suis bien placé pour le savoir car c’est aussi le thème de ce qui sera, je l’espère, mon premier roman (NDLA : voilà, c’est pour cela que ça m’inspire). Néanmoins, je reste toujours curieux des fictions proposées sur cette page de l’histoire qui nous ressasse sans cesse le fameux « Plus jamais ça ! ».

Mais cela peut se transformer en piège pour les lecteur avertis. Des faits historiques approximatifs peuvent venir biaiser l’avis sur une oeuvre là où une lecteur moins au fait des événements de l’époque va mettre des « J’aime » partout où le nom du roman apparaîtra sur les réseaux sociaux. Ici, ce n’est pas le cas. L’auteure s’est beaucoup documentée et on y est. On ressent les traitements subis par les prisonniers et leurs conditions de (sur)vie. Non pas comme des animaux, Hitler s’était chargé de cela en faisant des lois interdisant leur maltraitance, mais bien au delà de ce que notre imagination débordante peut avoir.

A travers une plume simple, qui va à l’essentiel, Johana Gustawsson nous balade de page en page sans trop en faire, juste le nécessaire pour guider notre imaginatif et conserver une idée précise des lieux et des personnages colorés tels qu’elle les a elle-même souhaités. Cela donne un rythme soutenu à la lecture sans pour autant sauter des étapes. C’est généralement ce que je recherche dans un polar/thriller, une course poursuite avec les mots, prendre les virages avec le coeur qui veut prendre l’air, jusqu’au dérapage où l’on sort indemne mais salement secoué.

Je ne sais pas encore s’il s’agit d’un coup dans le foie ou dans le coeur (voir même les deux), toujours est-il que cet ouvrage m’a marqué. On dit souvent, lorsqu’on évoque les camps de concentration, que la réalité dépasse la fiction tant de choses se sont passées en ces lieux. Et si, pour une fois, cette maxime n’était pas avérée ?

Enfin, je voulais adresser un petit message à Johana directement. Je souhaite te remercier pour ce super échange lors des Quais du polar. J’aurais aimé passer plus de temps à discuter mais tes lecteurs qui faisaient la queue (et peut-être mes futurs lecteurs) m’auraient certainement haïs avant de me connaitre. Et surtout, ne change jamais !

Site de l’auteure : http://johanagustawsson.com/fr/

Site de l’éditeur : http://www.bragelonne.fr/livres/View/block-46-1

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Une réflexion sur “Block 46 – Johana Gustawsson

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